La volatilité

La volatilité est le terme familier à tout investisseur, qu’il soit amateur ou professionnel. Il est utilisé en permanence par les acteurs et les commentateurs des marchés financiers.

Qu’est ce que la volatilité en une phrase ?

Elle exprime l’ampleur des variations du cours d’un actif financier par la succession de hausse et de baisses de sa valeur durant une certaine période. Si on décortique le phénomène point par point, on obtient : 1 - Un actif financier se définit par un prix, et celui-ci varie dans le temps selon l’offre et la demande : c’est la cotation. 2 - Sur une période donnée, il y a toujours un plus haut et un plus bas, c’est l’amplitude ou la fourchette de prix. Et cela se reproduit pour chacune d’elles. 3 - Cette série statistique fait l’objet d’une moyenne qui est comparée soit à elle même sur une autre périodicité, soit à un autre produit financier : au final, cela donne la volatilité. On en distingue deux grands types. La volatilité calculée su le prix de l’actif : on parle alors de volatilité “historique”. Cela revient à regarder en arrière pour savoir comment la volatilité a évolué. On peut par exemple la comparer à celle de son indice de référence, de son secteur, d’un concurrent. Le second mode de calcul est basé sur le prix de son option : on parle alors de volatilité “implicite”. Elle permet d’évaluer l’opinion des acteurs du marché sur la volatilité future de cet actif. Les grands indices qui la mesurent sont le VIX (basé sur le S&P 500) ou le VCAC (sur le CAC 40).

Quelle différence avec le volume de liquidité, le risque ?

S’il existe une corrélation entre la volatilité et les concepts de volume, de liquidité et de risque, il convient cependant de ne pas les confondre sous peine de faire des erreurs d’investissement. Le volume mesure le nombre de transactions de chaque période. Si le volume augmente, la volatilité va généralement progresser. L’inverse n’est pas forcément vrai, car une volatilité qui grimpe peut-être le signe d’un fort déséquilibre dans la répartition des acheteurs et des vendeurs, sans augmentation des volumes de transaction. C’est un cas typique lorsque de faibles volumes sont échangés de façon chronique sur un titre. Un simple gros acheteur isolé peut provoquer un fort décalage du cours du fait de l’absence de contreparties suffisantes. Elles nous amènent à nous intéresser au concept de liquidité, soit la facilité en terme de délai pour un acheteur de trouver un vendeur, et inversement. La volatilité et la liquidité ne sont donc pas forcément liées, car une augmentation de la liquidité ne sont donc forcément liées, car une augmentation de la liquidité indique que beaucoup d’acteurs sont certes présents, mais les titres s’échangent à des niveaux où la négociation ne pose pas de problème. Il n’y a donc pas forcément une forte variation des prix. Le risque ou le degré d’incertitude montre que plus les acteurs sont rassurés par leurs projections court/moyen termes, plus les stratégies appliquées vont être pondérées et rationnelles. Et surtout, la demande sur le marché des options va baisser, puisqu’une option permet par essence de s’assurer contre le risque. La volatilité a donc pour objet d’évaluer le niveau de risque contrairement aux deux autres concepts. D’ailleurs, le VIX est souvent appelé “l’indice de la peur”.

Quelle est son utilité pour l’investisseur ?

Si la volatilité mesure la perception du risque, la plupart des investisseurs voudront s’en servir comme d’un outil pour évaluer la confiance des acteurs du marché en temps réel. Une volatilité en hausse (indice VIX supérieur à 30) indiquera une fébrilité dans les échanges boursiers, et un fort décalage entre l’offre et la demande (généralement baissier), avec pour conséquence de se tenir à l’écart. Une volatilité en baisse (inférieur à 15) indiquera plus de sérénité, donc des progressions de prix linéaires (donc généralement haussières), ce qui incitera à chercher des points d’entrée sur le marché. Une manière plus audacieuse d’utiliser la volatilité est d’anticiper ces fluctuations. Notamment lors de l’atteinte de niveaux similaires par le passé, qui peuvent être un signe précurseur d’un changement de tendance. Il convient dans ce cas de bien cumuler positivement plusieurs indicateurs avant de prendre position.




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